"...les vérités de la Police sont les vérités d'aujourd'hui" (Communiqué)

Publié le par soutiensametjeansalvy

Jeudi soir, Place du Palais de justice à Poitiers, nous apprenons avec soulagement la libération de Patrick. Mais le sentiment de colère et d'injustice qui est le notre depuis la mi-octobre, ne nous a pas quitté. Lors du procès en appel, la cour a condamné Patrick Dubreucq à 8 mois d'emprisonnement dont 7 avec sursis ; une condamnation qui reste excessivement lourde pour une pile jetée au loin, et qui n'a blessée personne.
Patrick devra pourtant verser 600 euros à M. Papineau, directeur départemental de la sécurité publique, qui s'était porté partie civile et aurait subit un préjudice moral.


« Selon que vous serez puissants ou misérable,
les jugements de cour vous rendront noir ou blanc »
- La Fontaine -

Comme l'a évoqué Maître Brottier, l'avocat de Patrick, « Est-il logique de condamner à du ferme quelqu'un qui a jeté une pile à 30 m des policiers ? ». Trois policiers qui avaient été accusés de violences lors des émeutes de 2005 à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, n'ont été condamnés qu'à de la prison avec sursis. Alors que les images tournées par France 2, montrant un jeune homme frappé à terre, sans relâche, par deux policiers, constituaient des preuves accablantes, la décision du tribunal a été extrêmement clémente pour les forces de l'ordre.

Il y'a quelques semaines, lors de nos rassemblements pour la libération de Jean-Salvy, Samuel et Patrick, nous brandissions des panneaux sur lesquels étaient écrits les mots de Jacques Prévert : "Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie". Il nous faudra désormais brandir la même citation dans son intégralité : "Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie : les vérités de la police sont les vérités d'aujourd'hui."
 
Le Comité de soutien « Justice pour tous », aux côtés de diverses organisations, collectifs, partis et syndicats, continue d'exiger la relaxe de tous les condamnés du 13 octobre et invite tous les citoyens qui souhaitent agir pour une société où la justice, la solidarité et la liberté d'expression aient encore un sens, à se mobiliser toujours davantage.
 
Le 14 janvier, c'est le procès en appel de Jean-Salvy Compte et Samuel Bastard qui aura lieu. Nous rappelons que ces deux étudiants n'étaient absolument pas dans la manifestation lorsque celle-ci a dégénéré et qu'ils sont parfaitement étrangers aux faits qui leur sont reprochés.
 
Parce que nous clamons haut et fort notre besoin de vivre dans un Etat de droit, il nous faut dés aujourd'hui poursuivre et amplifier le mouvement ! Pour Jean-Salvy, Samuel et Patrick, mais aussi pour tous ceux qui subissent quotidiennement ce type de répression dans notre pays,
 
Soyons nombreux à participer à la manifestation pour la Justice et les Droits de l'Homme, Samedi 28 novembre, à 14h00, Place du Palais de Justice.
A cette occasion, ce sont plus de 1000 lettres que nous enverrons au Président de la République. Nous encourageons chacun à relayer l'information, à écrire à nos élu-e-s, et au premier d'entre eux, censé être le garant du bon fonctionnement de nos institutions.
Envoyez votre courrier avant le 26 novembre à : Justice pour Tous - BP 90232 - 86006 Poitiers Cedex
 
Parce que notre stylo et notre solidarité sont nos seules armes, ensemble, portons d'une seule et même voix notre besoin de justice et de démocratie !
Plus d'informations sur notre blog :
www.justicepourtous.org
« Justice : principe philosophique et juridique reposant sur le respect du droit et de l'équité comme fondement de la vie sociale et de la civilisation. » (Wikipédia)

A noter : le 5 décembre de 14 heures à 23 heures (horaires à confirmer, lieu et programme à préciser) : Forum de soutien et d’échanges sur la répression organisé par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

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