Assemblée d'information à la Faculté

Publié le par soutiensametjeansalvy

Compte rendu de l'Assemblée du vendredi 16 octobre à la Faculté de Sciences Humaines et Arts
Samuel et Jean-Salvy étant tous les deux étudiants à l’UFR de Sciences Humaines et Arts, le doyen, Yves Jean, s’est chargé de la réservation d’un amphithéâtre pour une réunion à l’initiative des familles des deux inculpés.
Dans l’amphi étaient présents des étudiants (pour certains amis de Samuel et de Jean-Salvy, ainsi que certains de leurs parents), des avocats ayant participé à la comparution immédiate, des enseignants chercheurs, des représentants de différents organismes et associations tels la FSU, la Ligue des Droits de l’Homme et le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, etc.
Yves Jean précise au début de l'Assemblée, qu'il intervient en tant que doyen et qu’il ne prendra donc pas position en tant que tel. J-M Compte, le père de Jean-Salvy à débuté la réunion. En attendant la venue des parents de Samuel, il a fait un compte rendu des nouvelles qu’il a pu obtenir par son fils qu’il avait vu le matin même. D’après ses dires, Samuel et jean-Salvy  vont plutôt bien physiquement. Ils se sont adaptés au rythme de vie pénitentiaire : ils se lèvent tôt, ils ont droit à une promenade le matin et à une autre l’après-midi et arrivent à s’endormir tôt. Ils sont bien nourris et ont un lavabo, des toilettes ainsi qu’une cabine de douche dans leur cellule. Ils ont également une télévision qui leur permet de suivre les informations. Des livres de cours leur ont été envoyés et un travail écrit, qui comptera pour leur semestre leur est demandée.
S'en est suivie une intervention très émouvante de la mère de Samuel qui hurle l’innocence de son fils et qui dénonce une grande injustice et une discrimination au faciès.
Différentes personnes sont ensuite intervenues et ont fait appel au rassemblement du samedi 17. La gravité de la situation a été fortement soulignée : la lourdeur de leur peine fait preuve de la volonté de criminalisation des mouvements sociaux en général. « Avons-nous atteint la limite de la démocratie ? »  se demande Maître Brottier, l’avocat de Patrick, le troisième enfermé, qui par ailleurs aura besoin de soutien, ayant perdu toute sa famille.
L’injustice dont sont victimes les trois inculpés semble être massivement reconnue,
il faut continuer le combat pour  leur libération.

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